Le complot secret pour chasser Theresa May


Les négociations sur le Brexit peuvent se terminer par un « complot secret » des conservateurs contre Theresa May.

Hier, les pourparlers officiels sur le retrait de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne ont commencé. Cependant, le débat à propos de savoir jusqu’à quel point le scénario restera « difficile » ne s’arrête pas.

Ainsi, la chancelière de l’Allemagne Angela Merkel a dit dans une formulation assez vague qu’elle favorisait un « bon accord ». Mais dans ce cas, ce qui est bon pour l’Allemand est la mort pour la Grande Bretagne.

Les craintes pour le sort du Brexit sont justifiées. En dépit des résultats sans ambiguïté du référendum, certains croient encore dans le « rêve » européen et font pression sur le Premier ministre Teresa May. Les diverses approches sur le sujet sont joliment appelées des « scénarios soft » – par exemple, pour rester dans l’union douanière et continuer à travailler sur l’intégration des économies britanniques et européennes.

Comme nous nous en souvenons, lors de l’accession au poste de PM, May avait promis d’être « sans compromis » sur la question du Brexit.

Cependant, les médias occidentaux disent de plus en plus que les conservateurs préparent un complot secret pour renverser May.

Theresa May est prise au piège dans une situation politique très difficile. Son parti a surpris avec ses faibles résultats lors des élections législatives, ce qui a conduit à la situation d’un « gouvernement suspendu ». En outre, la critique impitoyable (et en grande partie bien méritée) lancée contre May a été renforcée par l’incendie de la Tour Grenfell à Londres, où environ 58 personnes sont mortes. Elle est également critiquée pour la réforme impopulaire des retraites et la réforme de la police, qui, peut-être, a également joué un rôle dans les événements tragiques du mois dernier.

Si, dans une telle situation précaire, May fait des concessions aux travaillistes et renonce à ses promesses sur le Brexit, le complot contre elle ne peut être évité. Les préoccupations au sujet de la « rupture » du Brexit sont également alimentées par les déclarations des politiciens européens. Ainsi, la ministre de l’Economie allemande Brigitte Zypries a déclaré que « Une inversion de la décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union Européenne serait bien ».

L’un des ex-ministres dans une interview accordée à The Telegraph a rapporté que May n’est plus une figure fédératrice, elle divise le parti. « Il n’y a aucune bienveillance dans son attitude. »

L’un des problèmes du « scénario soft » est purement financier : pour un « divorce amical » avec l’UE le Royaume-Uni devra dépenser 100 milliards d’euros.

Cela rappelle les paroles de Donald Tusk: « La seule alternative au Brexit dur, c’est pas de Brexit du tout».

Mais la réputation de May est déjà irrémédiablement compromise. De nombreux citoyens sont restés perplexes quand le premier ministre a ignoré la rencontre avec les victimes de l’incendie de la Tour Grenfell, contrairement au leader du Parti travailliste Jeremy Corbin (principal rival de May).

Par conséquent, la négociation d’un Brexit dur est – peut-être – la seule chance pour May de rester dans le fauteuil et maintenir le soutien des conservateurs.

Traduction : Avic  Réseau International

Source lien dossier : wikistrike

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