Trump : la fin du « nouvel ordre mondial » ?


L’élection de Donald Trump sonne-t-elle la fin de la parenthèse néolibérale du « nouvel ordre mondial » proclamé par Georges Bush père dans son discours devant le Congrès du 6 mars 1991 ; « nouvel ordre » que le Brexit, la contestation du TTIP, du CETA, l’élection de Syriza en Grèce, l’émergence de Podemos et Quatre étoiles de Beppe Grillo signalent le rejet ?

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l Trump – comme pourra l’être celle de Marine Le Pen – est d’autant moins surprenante que l’opinion se sent écartée de l’objet politique, par une distance, une mise à l’écart des enjeux. Comme si elle était bête. On lui sert alors un débat- soap – comme les séries du même nom – dont elle a conscience de la vacuité. C’est un signe de mépris.

La persévérance à négliger l’opinion démobilise les démocrates, qui s’abstiennent, et renforce le vote contestataire que le défaut de débat sérieux ne prévient pas. La démocratie est abandonnée au profit des opportunistes et des rumeurs.

Il n’y a donc pas lieu à s’étonner de la victoire de Donald Trump dans un débat public qui ne prend pas l’électeur au sérieux et se rassure à vouloir voir son champion gagner – en l’espèce Hillary Clinton ; en dépit de l’évidence d’une faillite démocratique du fonctionnement des institutions (voir la résistance wallone contre les abus des négociations du CETA).

L’élection de Donal Trump rend envisageable la possible victoire de Nicolas Sarkozy aux primaires, ou celle de Marine Le Pen aux présidentielles. Persister dans des commentaires superficiels de la chose politique en s’abstenant de remettre en cause le  » nouvel ordre mondial  » (néolibéral) qui se fissure et dont plus en plus de personnes ne veulent plus, comme l’établissent des élections successives à travers le Monde et l’Europe, y contribue.

Rien n’exclut de continuer à promouvoir les droits de l’Homme indépendamment du rejet du néolibéralisme, dont ses effets sur les populations et ses conséquences sur l’environnement ont démontré l’incompatibilité. Il est étonnant que les promoteurs de la globalisation ait ainsi persévéré malgré l’opinion et qu’il faille attendre que la sanction de leur erreur vienne de l’autre côté de l’Atlantique.

Source lien dossier : nouvelordremondial

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